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Jeux pour écrire de Michel Martin

Notes de lecture


- MARTIN Michel, Jeux pour écrire, collection Pédagogie pratique à l’école, Éditions Hachette, 1995.

Citations : approche

« Afin que l’enfant ne se sente pas perdu ni dominé par la langue, les objectifs visés sont limités, balisés, et n’embrassent pas (surtout au début), toute la gamme des difficultés (...).

Inspirés le plus souvent par l’OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle), ces jeux d’écrits essaient, pour le moins, d’en restituer l’esprit (...) » (p. 7)

« Ces jeux ont un autre pouvoir : c’est d’inviter à travailler en petits ateliers, à rédiger et à réfléchir en groupes. Puisque les consignes incitent à découvrir la solution à de petits problèmes, il est, par conséquent souhaitable de faire réfléchir, tâtonner, puis écrire à plusieurs, à deux ou trois par exemple. » (p. 9)

« Des pistes pour l’évaluation (...)
En premier lieu, l’évaluation peut se limiter à une estimation globale effectuée par les ateliers eux-mêmes et par comparaison avec les écrits des autres équipes. Elle procède alors par imprégnation où chacun saisit dans sa globalité la valeur de son texte par rapport à d’autres et en mesure naturellement l’efficacité. Dans ce cas, l’enseignant peut guider par des questions, et mettre en lumière les passages qui lui semblent le plus judicieux, et, bien évidemment, signaler les fautes et incorrections. C’est, semble-t-il, la manière la plus efficace et la plus souple d’introduire une évaluation réellement formative qui aide l’enfant à s’acheminer vers une décentration par rapport à sa propre tâche et, par conséquent, à une autoévaluation.
Une autre méthode - grandement facilitée par les contraintes imposées - consiste à fournir ou même à faire construire par la classe les paramètres de l’évaluation de façon claire et chiffrée. Les contraintes limitant le nombre de problèmes à résoudre, le barème peut prendre en compte, de manière précise, les objectifs à atteindre. Il peut aussi hiérarchiser ces paramètres et, tour à tour, selon les besoins, privilégier telle ou telle compétence, travailler une ou plusieurs des opérations qui prennent part à l’activité de production d’écrits. Enfin l’enseignant peut également noter les réalisations en ateliers, puis les individus isolés et, par là même insister sur la réécriture et les progrès. » (p. 10)

Notes de lecture

Première partie : Se familiariser avec la langue

« On peut résumer [les objectifs] ainsi :
- faire lire un texte et amener l’enfant à une compréhension correcte du sens.
- le familiariser avec la langue et, en particulier lui faire prendre conscience qu’elle peut se prêter à diverses manipulations formelles.
- le conduire à écrire correctement en évitant surtout les fautes de style et d’orthographe. » (p. 13)


* Jouer avec le dictionnaire
- le jeu du N+X (p. 14) : jeu de l’OULIPO appliqué à comptine ("Gentil coquelicot" par exemple), par équipe de 2, si mot ne convient pas prendre le suivant, intérêt (recherche dans dictionnaire, apprendre nouveaux mots, accorder genre/nombre pour les insérer), variantes (N+X avec dictionnaires différents, substantif repérés par le maître ou par élèves, laisser le choix du texte à chaque groupe dans un ensemble et repérage de l’original a posteriori (sensibilisation rythme/structure), variation du X selon les groupes (réécriture : recopier les textes choisis pour les effets poétiques), A+X, V+X, N-X (après un N+X effectué par l’enseignant), trouver X (distribution du texte transformé et deviner la consigne), N + espace libre (choix libre d’un autre nom dans un espace libre de 2 pages avant/après dans le dictionnaire), couplage des difficultées (plusieurs des consignes précédentes)), lorsqu’on recopie le texte chercher un moyen pour rendre visible la consigne (couleur, changement d’outil, découpage lettre, utilisation d’un traitement de texte).
- La littérature définitionnelle (p. 21) : jeu de l’OULIPO, remplacer les substantif par leur définition dans le dictionnaire, variantes (avec des dictionnaires différents (permet de confronter les outils), verbes ou adjectifs définis (idem avec A ou V), définitions répétées (répéter l’opération ce qui complique le texte), devinettes (texte connu transformé par un groupe, lu, les autres en devine l’origine), synonymies (remplacer nom par un synonyme ou locution équivalente), couplage des difficultés, catégories soulignées (ou non par l’enseignant), titres masqués (même exercice sur des titres connus), définitions inverses (choisir le définition au sens propre si le mot est au sens figuré et inversement), réécriture en mettant l’accent sur la présentation
* Cadavres exquis
- Un jeu surréaliste (p. 25). Ecrire une phrase, cacher en laissant le dernier mot visible, passer à son voisin, etc. Réécriture par sélection motivée dans l’ensemble des productions.
- Avec trame imposée (p. 26). 4 groupes de 4 enfants chacun produit une phrase liée à une trame donnée, exemple (i) qui était-il/elle ? (ii) que faisait-il/elle ? (iii) que dit/pensa-t-il/elle ? (iv) qu’arriva-t-il ? Réécriture par retravail et etoffement des textes bruts...
- Avec cadre syntaxique (p. 28) : par groupe chaque enfant de chaque groupe doit répondre à une consigne, exemple (i) GN singulier (ii) V transitif direct à la 3e pers. du sing. (iii) GN (iv) G Pronominal + nom (v) Quand + phrase (ou Si + phrase ou Lorsque + phrase, etc.). Réécriture : reprendre les phrases pour les rendre plus compréhensibles.
- Questions-réponses (p.30) mise en jeu de nombreuses copétences, par groupe de 2, les n$\,^\circ$1posent une questions, les n$\,^\circ$2 y répondent sans la connaître, variantes (variante plus rapide (écrire une question et une réponse sur deux papiers, tout mélanger, tirer au hasard questions et réponses), questions-réponses avec inversion sujet-verbe (i : inversion du sujet le chat miaule-t-il ? et ii répondent avec oui/non en début de phrase [se mettre d’accord sur genre/nombre du sujet]), Est-ce que ?... Oui... Non... (idem avec forme différente), Pourquoi ? Parce que.. ;(idem), Qu’est-ce que ?... C’est... (idem), Où ?... Dans... (idem), Quand ?... Lorsque... (idem), Qui ?... C’est... (idem), Combien "x" a-t-il/elle de ?... Il/Elle en a...(idem), A quoi sert ?... Cela sert à... (idem), Comment... fabrique-t-on...? On le (la) fabrique avec... (idem), Questions-réponses successives (écrire les questions/les réponses par séries).
- Jeu des emboîtements (p. 33) sur deux morceaux de papier avec amorce imposée, par exemple : "il faut que je... afin que je...", "suppose que... et que ...", "si... et si...", "je désire... pour...", "nous souhaitons que... pour...", "je veux que... pour...", "il suffirait que... pour...", permet de travailler nombreuses notions grammaire/conjugaison. Réécriture : recopier phrases choisies sans faute, développer un petit récit, raccorder 2 ou 3 idées, etc.
* Un mot pour un autre
- Permutations (p. 35) : permutation du premier substantif avec le dernier, le deuxième avant l’avant dernier, etc. Lors des permutations nécessité de penser aux accords, faire comprendre importance du choix des mots et leurs relations avec la pensée. Variantes : double permutation (distribuer texte permuté pour retrouver l’original), permutation de verbes (idem avec verbe intéressant pour travailler conjugaison), permutation d’adverbe (idem intéressant surtout avec texte prescriptif), permutations d’adjectifs (idem travail de l’accord), permutations de mots outils (conjonctions de coordination, pronoms relatifs ou conjonction de subordination), permutations fragmentées (effectuer permutations non dans un texte mais dans chacun des paragraphes), permutations de proche en proche (permuter les mots les plus proches et non les plus éloignés), permutations de circonstanciels (travail grammaire, repérer groupes permutables et les déplacer).
- Commutations (p. 40) : équipe de 2 élèves, commutations d’ordre lexical (les mots d’un texte vont être remplacés par d’autres, joue sur l’aspect arbitraire du signe, des mots que nous utilisons), commutations d’ajectifs (variante avec d’autres adjectifs commençant par la même lettre, utilisation de dictionnaires et dictionnaires des synonymes), commutations de verbes et d’adverbes (idem on peut ajouter contrainte que la lettre initiale est chaque fois différentes par exemple dans l’ordre alphabétique, intérêt travail conjugaison et transitivité des verbes), commutations de coordonnants (souligner par exemple toutes les conjonctions de coordination et les remplacer par des équivalents ou par des signes de ponctuation), commutation de subordonnants (idem, idem pour utilisation/suppression de signes de ponctuation), commutations de déterminants.
* un mot plus d’autres
- N+ adj / V + ad. (p. 45) : partir d’un texte neutre (manuel de maths) et à chaque substantif du texte accoler un ou plusieurs adjectifs, un adjectif ne peut être utilisé qu’une seule fois, conscience du pouvoir de connotation/coloration des adj., penser à la place et à la forme des mots insérés. Variantes : N+A (accoler un adjectif à chaque substantif, on peut élargir aux qualifiants (adj., complément du nom, relatives, infinitives, etc.)), N+A guidé (souligner les substantifs à traiter), N+A avec liste (adjectif pris dans une liste), N+A avec coloration suggérée (idem avec suggestion), V+ A (idem verbe + adverbe), V+A guidé, V+A avec liste, V+A et N+A (permet d’opposer les adj qui s’accordent et les adv. invariables), N+A et V+A avec texte poétique (choix mot guidé par rythme sonorité allitération et assonance, utilisation dictionnaires de rimes et synonymes). Réécriture : après lecture collective, chaque groupe reprend son texte pour l’améliorer, ils ont droit aux emprunts, puis mise en forme esthétisante de la consigne.
- Inclusions (p. 50) : inclure mots, propositions ou texte en respectant le contenu et la forme du texte support (cf. Oulipo, le centon). Inclusions de substantifs dans un texte (mots libres, imposés par le maître ou le groupe classe, en imposant ou non l’ordre). Inclusions de verbes (contrainte supp. conjuguer à des temps/personnes différents à chaque fois). Inclusion d’adverbe (intérêt de comparer les résultats et les différents effets). Inclusion d’adjectifs. Inclusions de pronoms. Inclusions de conjonctions, de prépositions, d’articles, etc. Inclusions d’une suite (liste ordonnée de mots de nombres de prénoms des pronoms, etc.). Inclusion de propositions (ex : insérer 4 propositions subordonnées conjonctives commençant par quand, comme, que, lorsque /ou imposer les propositions en question). Inclusion d’une phrase dans un texte (par exemple des proverbes ou des aphorismes, assouplir en acceptant que la phrase soit insérer en plusieurs morceaux). Inclusion d’un texte dans un autre (plus facile avec dialogue, texte peut être insérer en plusieurs morceaux).
- Collages de mots (p. 58) : découper mots fournis par enseignant ou dans journaux pour former des phrases, recopiées ensuite.
- Collages de proverbes (p. 59) : travail forme/sens. distribuer liste de proverbe simple, qu’on explique, rapprocher proverbes de sens opposé ou sut thème ou lexique commun. Centon guidé (limiter liste à proverbe comportant subordonnée commençant par que, les scinder, les recomposer). Centon libre (idem sans contrainte, faire rédiger un commentaire explicatifs des proverbes recréés).
- Collages de locutions (p. 61) (ex : avoir du pain sur la planche et le bras long, donner du fil à retordre à ses grands chevaux, courir à boulet rouge, faire illustrer et expliquer).
- Collages et poésie (p. 63) : Centons et cortèges (permuter partie de proverbe ou d’expression et les rédiger les uns à la suite des autres, ou les regrouper avec titre générique, ex : Avoir les dents fines et l’oreille longue. Avoir les jambes dans sa poche et les yeux à son cou.). Prolonger par la rédaction de textes courts et drôles à partir des phrases regroupées. Centon poétique (distribuer 3 ou 4 poèmes connus de préférence avec rythme identique, composer une nouvelle poésie avec morceaux des premières, pour les plus petits prendre des comptines).
- Collages de textes sociaux (p. 65) : Découpage recréation de titres de journaux (idem recréation de recettes, mode d’emploi, publicités).
- Découpage de contes (p. 66) : un nouveau conte à partir de bouts de contes pris dans recueils, pour faciliter limiter la liste et prévoir photocopies pour permettre la manipulation. Variante : avec fables faisant intervenir des animaux identiques.
* Machines à écrire (une aide à la créativité)
- Le carré lescurien (p. 68) : relier quatre mots de toutes les façons possibles par des mots outils. Variante : proposer amorces de vers (avec des prépositions par exemple : dans, sur, entre, devant, grâce, pour, par). Les équipes ont le droit d’introduire un verbe et de ne pas utiliser tous les mots du carré.
- Le carré lescurien modifié (p. 70) : idem avec 2 adjectifs et 2 substantifs ou 2 adjectifs (f/m), 1 substantif et 1 verbe. Idem possibilité d’ajouter un verbe au choix dans les phrases.
- Le carré lescurien libre (p.71) : ce carré accepte ou suscite tous les types de transformations : noms, adjectifs, verbes... (baille -> bailler, bâillement) [travail des familles de mots] Variante : avec des phrases ainsi constituées, composer un poème.
- Fabrique de mots (p. 23) à partir du carré lecurien, fabriquer des mots-valises, écrire des définitions à la manière du dictionnaire, les utiliser dans un court récit.
- La phrase dont tu es l’auteur (p. 73) : grille avec groupe fonctionnel rangés en colonne, fabriquer un nombre fixé de phrases et les recopier ou les placer dans un texte personnel. [CP]
- Les milles questions (p. 74) : 3 colonnes intitulées "Pourquoi la/le" + "A-t-il/elle mis un/une" + dans un/une ; son/sa, le/la", dans chaque colonne des mots (appartenant à un réservoir propre à la classe), lire les questions, les recopier et/ou y répondre.
* Squelettes
- Modèles grammaticaux (p.75) : Nomenclature : inscrire modèle syntaxique au tableau à l’aide de sigle (Nc nom commun, A adjectif, V verbe, Adv adverbe, Np nom propre, etc.) composer des phrases respectant le modèle, autoriser les mots de liaison en plus et ponctuation. Liste : écrire liste de mots à utiliser dans la phrase, ou au début de la phrase. Variante : demander x phrases par groupe, la ponctuation est libre.
- Modèles de ponctuation (p. 77) : indiquer les mots par des traits et la ponctuation formant un paragraphe. Créer un texte sur ce squelette. Variante : imposer le début de chaque phrase en notant la lettre. Ou imposer la ponctuation mais pas le nombre de mots (un grand trait pour chaque phrase).
- Modèles syntaxiques (p. 79) : Lacunes : vider un texte de ses substantifs et de ses adjectifs, emplir les vides. Variante : vider des verbes et adverbes, ou seulement les adjectifs. Isosyntaxies : S+S+Ep+V+COD+CC+CC, écrire des phrases respectant le modèle.
* Anagrammes
- Jeux de mots (p. 82) : donner des lettres, trouver le plus grand nombre de mots possibles avec tout ou partie des lettres. La liste des lettres peut-être un mot (anagramme).
- Les phrases et les écrits (p. 83) : utiliser des mots créés précédemment dans des phrases signifiantes. Variante : tous les mots doivent être utilisés.

Deuxième partie : Se perfectionner, s’entraîner
* Amplifier
p. 87 : cf "1 à 10" et "boule de neige" de l’Oulipo, compétences : 1 savoir lire et comprendre un texte court 2 être capable d’insérer entre deux mots, des propositions ou des mots en respectant la correction du style 3 savoir modifier la ponctuation dans un texte ou une phrase en fonction des besoins 4 être capable d’invention et de créativité 5 savoir écouter les autres lors de la mise en commun 6 être capable de réécrire un texte en améliorant le contenant et le contenu 7 savoir respecter l’orthographe 8 être capable de réécrire son texte une fois corrigé, de manière à en constituer un objet (écriture, mise en page, couleurs, esthétique, support, dimensions, etc)
- De 1 à 10 (p. 88) : prélever une phrase (dans un manuel d’histoire, de géographie ou sciences) ajouter x mots entre chaque mot de la phrase.
- Espaces désignés : emplir uniquement les espaces désignés (par une flèche). Variante préciser aussi le nombre de phrases à rédiger en tout. Ou le nombre de mots à insérer à chaque espace désigné. Ou nombre croissant de mots associés à un espace désigné, il faut écrire autant de phrases qye de nombre (de plus en plus longue selon les nombres). Ou faire intervenir plusieurs fois le même chiffre dans la suite des nombres.
- Amorces grammaticales (p.92) : donner une phrase amorce qui devra être complètée. Amorces grammaticales par la fonction : pour contraindre l’amplification on précise que l’ajout portera sur le locuteur, le lieu, le temps, la cause, la conséquence, la manière, le but, etc. Amorces grammaticales par le lexique : ajout proposition dont on donne le début, ex : (les murs -> ont des oreilles) avec (bien que) ->, (qui)->, (les plus)->, (que)->, etc.
- Boule de neige (p. 95) Phrases à mots croissants en prose : inventer des phrases dont le mot immédiatement à droite aura au moins une lettre de plus que le précédent (assouplir : aura plus de lettres que le précédent, ou ne prendre en compte q’un type de mots, à minima les substantifs). Ou tirer une lettre au hasard, constituer des mots la comprenant, de plus en plus long. Textes à phrases croissantes : écrire un texte dont les phrases sont composées d’un nombre croissant de mots. Phrases croissantes et hasard : tirer le nombre de mots à ajouter avec un dé.
- Réécritures : (p. 98) "Après avoir relu votre texte en commun et recherché dans le dictionnaire les mots dont vous n’êtes pas sûr, vous allez maintenant lire votre production devant toute la classe.
Ensuite, vous écouterez les autres groupes afin d’améliorer chacun votre texte. Vous serez attentif aux solutions trouvées par d’autres et pourrez emprunter celles qui vous paraîtront pouvoir enrichir ou améliorer votre production.
Vous réécrirez le nouveau texte. Vous corrigerez les fautes selon les indications de votre maître ou d’une fiche distyribuée.
Enfin lorsque tout sera parfait, vous pourrez recopier une nouvelle fois votre travail en soignant la mise en page, le choix du support, l’écriture, etc. Vous essaierez notamment de mettre en évidence la consigne sans qu’il soit besoin de l’expliquer ; pour cela vous pourrez utiliser des feutres de couleurs, des découpages de mots dans des journeaux, un normographe pour différencier les cécritures, des Letrasets (r), d’autres outils, ..."
* Réduire, la clareté par la concision (p. 99)
"- sensibiliser la classe à supprimer toute idée, proposition, ou mot qui ne concourt pas directement à l’effet désiré
- rendre précise une notation, une pensée de circonstances."
- Caviardage (p. 100) : griser une partie du texte pour n’en conserver que l’essentiel. Supprimer les parties qui semblent inutiles en conservant le sens et en veillant à la correction du style. Comparer les caviardages. Textes à photocopier : journal, leçon de manuel. Lorsqu’il ne reste que 2 ou 3 phrases rétablir la ponctuation et rajouter des mots de liaison pour obtenir un résumé correct et lisible.
- Ratures (p. 102) : Ratures de mots ou lipolymies (permet de supprimer lourdeurs, répétitions ou maladresses) (i) Pas de "que" et ses composés (afin que, pour que, quoique, bien que) : distribué texte allourdi et demander de corriger. (ii) Pas de "alors" et de "et puis" idem. (iii) Pas de "avoir" sous toutes ses formes conjuguées : permet de prendre conscience de verbe plus précis. (iv) Pas de "être" sous toutes ses formes. Idem. Ratures de propositions : indiquer leurs types (précisions de lieu, de temps, de but, de conséquence, d’exemples, d’énumérations. Ou indiquer le nombre de lignes à obtenir au final.
- Espaces restreints (p. 104) contraintes d’ordre formel : Télégramme (3 lignes max autorisées + contrainte style). Petites annonces (cf. contrainte des grilles d’envoi fournie par les journaux). Chapeau (cf. livre de Jules Verne). Collections : faire collection d’images à légender (contrainte taille de l’image ou de la page).
* Effacer (p. 41) : compétences 1 lire un texte en le comprenant 2 repérer les mots comportant la lettre ou le son à faire disparaître, être capable de remplacer ces mots par des tournures équivalentes 4 respecter le sens du texte 5 être capable d’écouter la lecture des autres sous-groupes et en tirer profit 6 être capable de réécrire son texte en l’améliorant par le relevé des suggestions précédentes 7 réécrire correctement et sans fautes 8 pouvoir présenter son écrit d’une manière parfaite selon un procédé de mise en évidence de la consigne
- Lipogrammes (p. 108) : de difficulté variable, gommer les s (pas de pluriel), e (pas de féminin, e accentués acceptés), i (pas d’imparfait ni de il), a(pas d’imparfait), n, o (pas de on, nous, vous), r (pas d’infinitif de futur), l (pas de le, la il, etc.), j (pas de je), p (pas de formes négatives), t, x, autres. Soit texte libre à rédiger, soit donner un texte, repérer la lettre, remplacer mots par d’autres (synonymie), remanier texte en étant le plus proche du sens original.
- Disparitions (p. 111) : interdire des signes au lieu des lettres : accents (synonyme, pas de pp), guillemets et tirets (pas de style direct), points d’interrogation (suppression des questions), d’exclamation, des points sur les lettres.
- Surdités (p. 112) : supprimer des catégories de sons. "s", "o", "a", "ain", "k", "é+è", "ou+u" (travail sur correspondance graphème/phonème).
* Mots-valise. Compétences sensibiliser l’enfant aux problèmes de lexique, développer son sens de la créativité en lui fournissant des aides multiples, l’initier au rôle et au fonctionnement des préfixes et des suffixes par diverses manipulations, l’aider à rédiger des textes courts, le conduire à créer un récit de fiction, lui faire découvrir l’emploi des mots inducteurs de merveilleux dans un récit.
- Machines à mots

Commentaires

- livre riche d’exercices.
- réécriture s’apparente plus à une mise en valeur, une présentation du texte.

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